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Éducation
La Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard
Les écoles de langue française se multiplient

La Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard est une collectivité acadienne et francophone qui offre à ses élèves une éducation de qualité dans un environnement accueillant et sécuritaire et qui oeuvre à la promotion et à l'épanouissement de sa langue et de sa culture.

L’arrêt historique de la Cour suprême du Canada en janvier 2000 qui accordait aux parents de Summerside le droit d’instruire leurs enfants en français langue première dans leur communauté, est venu renforcer et même augmenter les responsabilités de la Commission scolaire de langue française.

En septembre 2000, la Commission scolaire de langue française est passée à l’action et a procédé à l’ouverture de trois écoles francophones en dépit d’installations temporaires. Il s’agit de l’école française de Summerside, l’école St-Augustin à Rustico et l’école française de Prince-Ouest. À Summerside, l’école française a pris le nom de l’École-sur-Mer et a accueilli, le 4 février 2002, ses premiers élèves de la 1re à la 6e année.

En septembre 2003, l’école française de Kings-Est a commencé ses activités avec une classe multi-âges de la 1re à la 3e année. En 2004, l’école a accueilli les élèves de la 1re à la 6e année. À la fin juin 2005, l’école prend le nom de l’école La-Belle-Cloche et accueillera, dans les prochaines années, des élèves de la 1re à la 12e année.

Le gouvernement provincial a annoncé le financement d’une nouvelle école à Prince-Ouest en février 2005 et la construction devait débuter à l’automne 2005 mais a dû être reportée ultérieurement. De nouvelles installations sont encore une nécessité dans les régions de Rustico et de Kings afin que les élèves acadiens et francophones profitent eux aussi d’installations adéquates pour leur éducation.

M. Gabriel Arsenault a travaillé 33 années au sein de la Commission scolaire de langue française dont 17 années comme directeur général. Il a été un témoin privilégié de l’évolution de la Commission scolaire allant de sa création et de la gestion provinciale de l’éducation française ainsi que des batailles judiciaires qui ont mené à l’obtention au droit à l’éducation française pour les ayants droit de la province.
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Un brin d’histoire

En 1980, le gouvernement provincial accordait l’instruction en français si les francophones réussissaient à obtenir 25 inscriptions sur trois niveaux consécutifs. Au mois de février 1982, un comité de parents de Summerside et de Miscouche avait réuni 18 inscriptions pour la première année et demandait au gouvernement d’établir une classe dans leur région, ce qui leur a été refusé. Le comité de parents, avec Mme Florence Hardy à la tête, a décidé de poursuivre les autorités scolaires en cour en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Au mois de février 1987, le « cas Hardy » est présenté en Cour suprême de l’Île-du-Prince-Édouard. Au mois de mars 1998, le jugement est rendu : Les Acadiens, Acadiennes et les francophones obtiennent gain de cause. Au mois de mai 1988, la province a modifié l’article 50 de la loi scolaire qui faisait référence au droit à l’instruction en français et a accordé ainsi aux francophones le droit à la gestion scolaire.

Le 1er juillet 1990, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard reconnaissait officiellement à la Commission scolaire de langue française la responsabilité de gérer et de promouvoir l'éducation en français d’un bout à l’autre de la province.

Entretiens
Entretien avec Léonce Bernard

Ministre provincial dans le cabinet libéral au cours des années '80, Léonce Bernard a été lieutenant-gouverneur de la province de 2001 à 2006.
Entretien avec Maria Bernard

Ancienne présidente de la Société Saint-Thomas-d'Aquin de 2000 à 2004, Maria Bernard a reçu, en 2002, le Prix Égalité remis par le PEI Advisory Council on the Status of Women. Sa formation en service social et son implication communautaire en faveur des Acadiens de l’Île en font une figure très respectée de la collectivité. Madame Bernard a également été membre du CA de l’Institute of Island Studies.
Dernière mise à jour: 09/26/2007
Saskatchewan - 2010