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Entretien avec Maria Bernard
Jean-Philippe Trottier : Maria Bernard, vous êtes mère, enseignante et militante. Vous êtes très impliquée dans le milieu communautaire. Vous êtes d’ici, n’est-ce pas?

Maria Bernard : Je suis venue au monde à l’Île-du-Prince-Édouard, à Mont-Carmel, dans la région Évangéline. J’ai toujours été dans les petites écoles françaises de l’île. J’ai fait mes études dans un collège anglophone pour devenir enseignante. Je suis revenue enseigner ensuite dans les écoles françaises.

J.-P. T. : La langue, l’histoire?

M. Bernard : Divers sujets dans des petites écoles de campagne. J’ai aussi décidé de prendre des cours – en français – à l’Université de Moncton, au collège Saint-Joseph de Memaramcook, et à Poitiers en France.

J.-P. T. : De quand à quand en français et en anglais?

M. Bernard : J’ai fait la petite école de campagne de Mont-Carmel en français jusqu’à la dixième année. Même si le milieu était francophone, élèves, famille, village, nos livres étaient tous en anglais parce qu’on devait écrire les examens de la province. On étudiait en français avec des livres en anglais sauf le livre de grammaire française.

J.-P. T. : Parliez-vous une langue mélangée alors, une espèce de chiaque?

M. Bernard : On mettait beaucoup d’anglicismes. En mathématiques, par exemple, on parlait du numerator au lieu du numérateur. C’était très bizarre. La raison pour laquelle on a gardé notre français, c’est que les familles parlaient toutes le français. Ma mère ne parlait même pas l’anglais car elle n’était pas sortie de son milieu. Les mariages, les activités se faisaient entre ces familles.

J.-P. T. : Pour un enfant, il n’y a aucune anomalie là-dedans.

M. Bernard : Oui. J’ai vraiment appris l’anglais à ma onzième année quand je suis allée à une école anglaise à Miscouche. Je ne l’avais jamais parlé avant mais je le comprenais. J’ai ensuite fait mon école normale en anglais.

J.-P. T. : C’est quoi, une école normale?

M. Bernard : C’est l’école qui prépare à être enseignante. Ça durait un an, dans le temps. Je suis revenue chez nous ensuite pour enseigner dans une petite école de campagne pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’on obtienne l’école Évangéline qui regroupait toutes les écoles de campagne.

J.-P. T. : C’était légal ou clandestin?

M. Bernard : C’était toléré. Le gouvernement voulait qu’on ait une école de campagne de la première à la sixième année. De la septième à la neuvième en anglais à Miscouche puis, en anglais à Summerside de la dixième à la douzième. Les francophones ont dit non et sont allés voir les autorités pour réclamer une école française.

J.-P. T. : En quelle année?

M. Bernard : En 1960. Le gouvernement a accepté l’essai mais c’était seulement toléré. Ce n’était pas inscrit dans une charte des droits. En cas de succès, on allait avoir d’autres écoles. C’est ce qui a permis aux Acadiens de garder leur langue. La région Évangéline compte en conséquence 90 % de francophones. Les autres régions de l’île avaient perdu leurs écoles de campagne dans les mêmes années mais elles connaissent maintenant un renouveau grâce à la Charte des droits et libertés. À Summerside, les enfants peuvent étudier de la première à la sixième année puis se rendre à Évangéline pour le reste de leur scolarité. À Rustico et à Prince-Ouest, je ne suis pas sûre de la durée de leurs études. On a par la suite encouragé nos jeunes à aller étudier en français à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, et non pas à celle de l’île, anglophone.

J.-P. T. : Ils auraient pu aller à l’Université Sainte-Anne, aussi, en Nouvelle-Écosse.

M. Bernard : Ils l’ont fait par la suite. D’autres sont allés à l’Université d’Ottawa. Certains peuvent aussi étudier en anglais.

J.-P. T. : Vos écoles n’ont rien à voir avec l’immersion française?

M. Bernard : Effectivement. Les premières sont des écoles francophones gérées par des francophones. La langue première est le français, tous nos livres sont en français.

J.-P. T. : Publiés sur l’île ou au Nouveau-Brunswick?

M. Bernard : Ils viennent du Nouveau-Brunswick, et aussi d’ici. Il y a un comité au sein du ministère de l’Éducation qui est chargé de cette question.

J.-P. T. : Comment est-ce que vous enseignez l’histoire? Il y en a deux ici, celle des Acadiens et celle des anglophones?

M. Bernard : Nos livres d’histoire ne parlaient pas beaucoup des Acadiens. Mais j’en parlais toujours dans mes cours. Je me suis vite rendue compte que les gens ne connaissent pas leur histoire. Il leur manque une fierté. Pour ma part, je réclame des services en français, je suis fière de ma langue, de mon histoire, de ce que je suis. C’est dans l’histoire qu’on peut développer cette fierté.

J.-P. T. : Acadienne…. de l’Île-du-Prince-Édouard ou du peuple acadien?

M. Bernard : D’abord de l’île puis de l’Acadie. Comme on était des citoyens de seconde classe, nos enseignants étaient payés moins cher et les femmes encore moins que les hommes dans les années 1960. On se pensait inférieurs aussi, on s’appelait les petits Acadiens. On se moquait de nous quand on parlait français à l’école.

J.-P. T. : Vous le regrettez?

M. Bernard : Un peu. On a perdu pas mal de nos Acadiens comme ça.

J.-P. T. : Il y a un vent de renouveau maintenant. Les parents et grands-parents envoient les enfants à l’école française.

M. Bernard : Oui, de plus en plus. Le gouvernement également a changé d’attitude depuis la Charte des droits et libertés. L’école de Summerside est allée jusqu’à la Cour Suprême du Canada pour obtenir ses droits. Les membres du gouvernement font aussi un effort pour nous parler en français. Pas beaucoup mais on n’aurait jamais vu ça auparavant! Il y a encore du progrès à faire. C’est plus facile d’être Acadien sur l’île, maintenant.

J.-P. T. : C’est la première fois que je visite la province; je me dis qu’avec 6 000 francophones (parmi 35 000 Acadiens), je me demandais ce que j’allais découvrir. Je suis ravi d’entendre vos commentaires.

M. Bernard : Ce sont ces 6 000 qui réclament des services en français et ont gardé leur fierté.

J.-P. T. : Quelle est la force de ce peuple qui, même très minoritaire, lutte et se bat deux siècles et demi après la déportation?

M. Bernard : On est très coopératifs, on travaille très bien ensemble. La région Évangéline a été nommée la région des coopératives de l’Amérique du Nord. Ce ne sont pas des gros commerces.

J.-P. T. : Et ce commerce se fait entre vous ou avec les Anglais aussi?

M. Bernard : Les deux. On a les pêcheries, les caisses populaires, le salon funéraire, l’artisanat. Personne ne fait de gros profits car ils sont reversés aux membres.

J.-P. T. : Alors personne n’est complètement pauvre non plus?

M. Bernard : Exact. Ça donne une assez bonne classe moyenne. On a été déportés de l’île en 1758. On est revenus après la signature du Traité de paix de 1763. L’île, connue sous le nom d’Île Saint-Jean, est devenue Saint John’s Island. Les francophones sont restés isolés, ne voulant rien savoir des Anglais car on s’en méfiait. On a donc appris à s’entre-aider. Voyant nos jeunes partir, quelqu’un comme Joseph-Henri Blanchard, au début du XXe siècle, s’est rendu au Québec pour demander des bourses d’études pour leur permettre d’étudier en français.

J.-P. T. : Et l’Église, était-elle importante pour l’enseignement?

M. Bernard : Elle a longtemps joué un très grand rôle. Les curés ont promu la francophonie ainsi que la religion.

J.-P. T. : Les religieuses aussi, non?

M. Bernard : On n’en avait pas beaucoup au début. Par la suite, il y en a eu plus et elles ont joué un rôle important. C’était plutôt ces femmes, qui étaient sur le marché du travail, qui enseignaient.

J.-P. T. : Est-ce que ce sont les femmes, ici, qui ont maintenu le français en vie, un peu comme au Québec? Les maris, eux, allaient travailler chez les Anglais.

M. Bernard : Oui mais les hommes ne travaillaient pas trop à l’extérieur de la collectivité. On restait à la ferme ou on allait pêcher pas loin. À la maison, on écoutait la radio en français, le hockey, le chapelet, Séraphin Poudrier.

J.-P. T. : Aviez-vous des contacts avec les Acadiens du Nouveau-Brunswick?

M. Bernard : Très peu. On avait des rencontres par la Société nationale de l’Acadie. Des conventions, comme en 1881. Mais on était quand même très isolés.

J.-P. T. : Ça doit être bizarre, d’être une minorité dans une île, une île dans une île. Ça forge un caractère qui ne s’efface pas en une ou deux générations. Avec la mondialisation et l’essor des moyens de communication, comment faites-vous pour parler à ceux qui ne sont pas de souche?

M. Bernard : Nous sommes éparpillés sur l’île. Nous avons vraiment besoin des autres pour survivre, des Acadiens du Nouveau-Brunswick, du Québec qui est le château fort francophone en Amérique.

J.-P. T. : Oui, mais deux siècles d’isolement font que vos rapports avec les autres se trouvent affectés. Par exemple, un francophone du Québec peut-il s’intégrer facilement à votre communauté ou sera-t-il toujours regardé avec suspicion?

M. Bernard : (rires) J’ai l’impression que ça prend du temps. On voit les gens de l’extérieur comme des gens from away, comme on dit. Même après trente ans ici, des Québécois sont toujours considérés comme tels et pas des nôtres.

J.-P. T. : Et puis le traumatisme de la déportation vous donne une expérience de vie que nous n’avons pas connue. Comment une Acadienne comme vous allez faire comprendre à l’autre votre blessure historique?

M. Bernard : C’est pas toujours facile car l’autre ne comprend pas cette réalité. J’ai vu ça souvent avec des gens qui avaient un vocabulaire, une littérature qu’on n’avait pas eu la chance de développer. Ils trouvaient qu’on n’avait pas beaucoup de fierté. J’essayais de leur faire comprendre pourquoi.

J.-P. T. : Ceci dit, nous avons aussi, au Québec, un réflexe de minoritaire, même si nous sommes majoritaires.

M. Bernard : Mais avec un million de francophones hors Québec, il est important que tous, nous nous tenions par la main.

J.-P. T. : Quelles sont les valeurs que l’on trouve ici et pas chez les autres francophones du Canada ou du Québec? Des valeurs qui font que vous êtes spécifiquement des Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard?

M. Bernard : Une des choses, je pense, est notre solidarité du fait de notre isolement. Les anglophones sont aussi comme ça car ils habitent, eux aussi, sur l’île. On accepte les autres. J’ai eu, par exemple un cancer. Je suis allé au centre pour me faire traiter et à la longue, tout le monde me connaissait. Ceux qui savaient parler français me parlaient dans cette langue, chose impensable auparavant!

J.-P. T. : Est-ce ça qui explique votre engagement personnel dans le monde communautaire?

M. Bernard : Je crois en ma communauté et qu’on peut survivre, même si ce n’est pas toujours facile. J’ai été présidente de la Société Saint-Thomas-d’Aquin de 2000 à 2004. Même si j’avais quelquefois l’impression qu’on stagnait, je regardais en arrière et remarquais les gros progrès qu’on a faits. On a un journal en français, La Voix acadienne, des écoles, un centre d’éducation chrétienne.

J.-P. T. : Parlant de christianisme, est-ce que la foi d’ici est encore vivante?

M. Bernard : Elle diminue comme partout ailleurs.

J.-P. T. : L’Église d’ici a-t-elle été grande, contrôlante comme l’a été dans une certaine mesure celle du Québec?

M. Bernard : Dans nos paroisses, c’était souvent le curé qui avait le plus d’éducation. On ne questionnait pas ce qu’il disait. Il y a eu de l’abus de pouvoir. Les personnes plus âgées sont plus religieuses. Les jeunes, plus éduqués remettent les choses en question, vont moins à la messe et aux cérémonies religieuses.

J.-P. T. : Vous vous êtes aussi engagée pour la cause des femmes. Au Québec, la question est très forte. Prend-elle une autre coloration ici?

M. Bernard : C’est moins fort. L’Église nous a appris à être soumises et je pense que la femme n’est ni supérieure ni inférieure à l’homme. Il faut qu’on ait notre place, même si je rencontre encore beaucoup de femmes soumises. À cause de ça, beaucoup de femmes se font abuser physiquement, mentalement et sexuellement.

J.-P. T. : Vous parlez des francophones ou de toutes les femmes de l’île?

M. Bernard : De toutes les femmes car j’ai travaillé avec tout le monde. Mais les francophones sont encore plus soumises. J’étais la première présidente de la coopérative de Mont-Carmel et la seule femme. On est resté très traditionnels dans nos rôles même si la question est moins grave qu’on ne le pense. Moi, j’ai davantage évolué dans le marché du travail.

J.-P. T. : Il me semble que la femme acadienne est forte.

M. Bernard : Ce n’est pas toujours reconnu. La natalité a été très forte : 12, 13 enfants par ménage. Ça occupe. Les hommes s’impliquaient beaucoup dans la communauté mais ce sont les femmes qui s’occupaient des enfants.

J.-P. T. : En général, quand un peuple a souffert, c’est souvent les hommes qui accusent le coup et les femmes qui servent de suppléance. On voit ça chez les Noirs aux États-Unis : beaucoup d’hommes sont en prison ou ont décroché et ce sont les mères de famille et les pasteurs religieux qui maintiennent la communauté. C’est chez les hommes qu’on remarque surtout la blessure, les femmes étant beaucoup plus ancrées dans le quotidien, les enfants, ne peuvent pas se permettre cela.

M. Bernard : Oui. Souvent, elles n’avaient pas beaucoup d’instruction et elles restaient à la maison, organisant tout le foyer et éduquant les enfants.

J.-P. T. : Comme au Québec. Avez-vous, comme chez nous, un taux de suicide très élevé chez les hommes?

M. Bernard : Ça n’a pas été très commun chez les Acadiens. La religion y est pour beaucoup.

J.-P. T. : Et l’alcoolisme?

M. Bernard : Oui, pas mal mais il n’y avait pas de très gros problèmes d’alcoolisme car tout le monde travaillait fort. Ce sont les hommes qui buvaient surtout. Pas une femme ne se serait adonnée à la boisson à l’époque. Mais on ne buvait pas tous les jours, seulement lors d’occasions, de noces. On n’allait pas à la taverne, car il n’y en avait pas. On se cachait pour boire, dans la grange par exemple (rires). Il y avait aussi la Légion canadienne des anciens soldats où les hommes buvaient. Mais les choses ont changé dans les années 1960-1970.

J.-P. T. : N’y a-t-il pas un danger pour vous d’un relâchement, du fait que les choses sont plus faciles au point de vue matériel, politique ou culturel? La communauté restera-t-elle soudée?

M. Bernard : On dirait qu’avec les mariages avec des anglophones, la région Évangéline s’anglicise beaucoup. Alors que les autres régions, plus minoritaires, ont la fierté de se battre.

J.-P. T. : Vous savez survivre, vous ne savez pas vivre?

M. Bernard : En quelque sorte. Nos acquis, dans ma région, ont diminué notre fierté. Des parents ne parlent plus français à leurs enfants et s’attendent à ce que l’école le fasse.

J.-P. T. : Et votre rôle à l’avenir? Vous vous voyez faire quoi?

M. Bernard : Je ne sais pas. Je sais que je vais toujours prêcher ma fierté acadienne, marquer que je suis francophone. Ça me fatigue lorsque les gens se sentent gênés de s’exprimer en français si il y a un(e) anglophone présent(e). C’est comme ci c’est une honte d’être acadien(ne) ou francophone.

J.-P. T. : Ça veut dire quoi, ça vous fatigue? Vous voulez dormir?

M. Bernard : Ça me dérange. Je n’ai pas peur de le dire.

J.-P. T. : Vous faites-vous des ennemis?

M. Bernard : Oui. Il y a des gens qui ne veulent plus me parler. Des francophones. Quand mon frère, Léonce, a été nommé lieutenant-gouverneur de l’Île-du-Prince-Édouard, j’étais fière de lui et aussi parce que le lieutenant-gouverneur était un acadien.

J.-P. T. : Au Québec, comme au Canada en général, il y a le tall poppy syndrome, le syndrome du coquelicot qui dépasse. On le coupe. Existe-t-il ici aussi?

M. Bernard : Quand mon frère a été nommé, il s’est surtout préoccupé de ce que sa communauté allait dire. Il a eu un soutien énorme. Il n’a pas eu peur de s’afficher comme Acadien, ce qui nous a beaucoup aidés.

J.-P. T. : C’est une Révolution tranquille?

M. Bernard : Oui.

J.-P. T. : Ce terme n’existe pas ici.

M. Bernard : Les Acadiens ne sont pas révolutionnaires ni tellement agressifs. On commence à peine à être affirmatifs. On a été passifs très longtemps. C’est fatigant de toujours se battre.

J.-P. T. : Vous devez être les empêcheurs de tourner en rond de l’île.

M. Bernard : Certains gouvernements ne nous ont pas aimés.

J.-P. T. : On vous considère comme un peuple maintenant?

M. Bernard : Oui, un peuple à part égale.

J.-P. T. : Au Québec, 1960 est une année-charnière. Y a-t-il une date fondamentale chez vous?

M. Bernard : Non, je ne pense pas. Mais il y a eu une espèce de renaissance acadienne dans les années 1980-1990. On a brisé notre isolement.

J.-P. T. : Faute de médias écrits auparavant, les Acadiens avaient-ils compensé par une forte tradition orale? Y a-t-il beaucoup de conteurs ici?

M. Bernard : Il y a une tradition orale au niveau des chants surtout, du folklore. On a composé beaucoup de complaintes pour évoquer des événements malheureux, une noyade par exemple. C’est un genre acadien. Il y a des chansons écrites sur la déportation, le retour et les nombreux déplacements dans l’île vers des terres inhospitalières dont les Anglais ne voulaient pas. Il y a plus de chansons que de contes.

J.-P. T. : Et le folklore acadien de l’île se distingue-t-il de celui du Nouveau-Brunswick?

M. Bernard : Il lui ressemble mais pas totalement. Il est assez triste.

J.-P. T. : Pour finir, pensez-vous que l’âme du peuple, ici, est triste ou joyeuse? Quel en est le fond?

M. Bernard : On est bien, pas trop triste, assez entreprenant. On félicite nos gens comme la chanteuse Angèle Arsenault ou le groupe Barachois. On les soutient. On est bien parti, je trouve.

J.-P. T. : Merci beaucoup, Maria Bernard.
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Ancienne présidente de la Société Saint-Thomas-d'Aquin de 2000 à 2004, Maria Bernard a reçu, en 2002, le Prix Égalité remis par le PEI Advisory Council on the Status of Women. Sa formation en service social et son implication communautaire en faveur des Acadiens de l’Île en font une figure très respectée de la collectivité. Madame Bernard a également été membre du CA de l’Institute of Island Studies.

Communautés francophones de l'Île-du-Prince-Édouard - 2010