Tendances de la migration francophone en Alberta depuis les 10 dernières années
Depuis les dix dernières années, beaucoup de francophones ont choisi l’Alberta pour s’y établir. Le recensement de 2001 a démontré que sur les 120 000 nouveaux arrivants francophones qui se sont établis dans les communautés francophones hors Québec, 7 890 ont choisi l’Alberta comme lieu de résidence. Le même recensement indique que plus de la moitié des francophones vivant en Alberta sont nés dans d’autres provinces et que 10,1% sont des immigrants.
Pour la période de 1996-2001, on constate que la proportion d’immigrants dans la population francophone de l’Alberta avait augmenté de 6%. La croissance économique actuelle de la province a plus que renforcé cette tendance à en croire l’évolution croissante des nouveaux arrivants constaté dans les centres d’accueil et d’établissement d’Edmonton et de Calgary depuis les deux dernières années.
Les francophones qui s’établissent en Alberta sont des réfugiés, des immigrants reçus, des indépendants, des travailleurs qualifiés et autres canadiens francophones en quête d’une meilleure vie.
Barrières à l’inclusion et à l’intégration dans la communauté
Les francophones qui choisissent l’Alberta pour s’y établir se heurtent à une barrière majeure, celle de la langue. Le manque des services disponibles en français dans plusieurs domaines constitue une barrière à l’inclusion et à l’intégration de ceux-ci dans la communauté. Il est un fait que tous ces nouveaux arrivants doivent aussitôt arrivés en Alberta apprendre l’anglais, mais il reste que pour une meilleure intégration, ils ont besoin des services en français pendant la période transitoire.
Une autre barrière est le manque de sensibilisation de la communauté d’accueil à la réalité de nouveaux arrivants. Il y a aussi le manque de ressources tant financières qu’humanitaires pour répondre aux besoins croissants des nouveaux arrivants ainsi que l’absence d’un capital social pour les nouveaux arrivants qui constituent un atout non-négligeable pour l’intégration.
Enfin, pour la communauté d’accueil francophone de l’Alberta, sa particularité d’une communauté minoritaire qui a longtemps lutté pour sa survie dans une majorité anglophone n’est pas de nature à favoriser l’inclusion; d’où la nécessité des stratégies appropriées pour relever le défi double de la minorité francophone
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